Les professionnels de l’assurance se disent prêts à proposer une solution aux pertes d’exploitations liées aux pandémies

une professionnelle de l'assurance

Influencé par l’épidémie du coronavirus, le monde assurantiel se prépare à entrer dans une nouvelle ère. Pour le dire, il suffit de prendre en compte le fait qu’après plusieurs mois de réflexions, les professionnels du domaine sont désormais disposés à faire entrer dans leur univers un nouveau type de couverture.

Depuis des mois, la capacité de l’assurance professionnelle à prendre en charge les pertes d’exploitation liées à l’épidémie du coronavirus est fortement critiquée. Simplement parce que cette crise sanitaire a permis de découvrir que le secteur n’y était pas du tout préparé au grand dam des entreprises qui ont vu leurs revenus s’effondrer suite à l’arrêt de leurs activités.

Plusieurs points de moins pour les assureurs qui, depuis 15 juin dernier, tentent d’y trouver des solutions pour le futur. Chose faite selon la FFA (Fédération française de l’Assurance) qui a récemment rendu publiques les grandes lignes d’une couverture assurantielle nouvelle génération dédiée aux pandémies.

Une couverture pandémie pourrait prochainement voir le jour

Pointés du doigt pour leur impuissance face aux pertes d’exploitation des entreprises, les assureurs se sont donné pour mission de ne plus se faire surprendre par une situation aussi embarrassante que celle engendrée par la pandémie. Leur stratégie, moduler l’assurance professionnelle pour donner lieu à une couverture prenant en charge ce genre de sinistre. À Florence Lutsmann d’ajouter :

Ce régime ne peut pas concerner la pandémie de Covid-19, on n’assure pas une maison qui brûle.

Florence Lutsmann.

Une manière pour la présidente de la FFA de dire qu’un nouveau régime assurantiel se prépare à voir le jour et devrait être opérationnel dans la mesure où d’autres épidémies venaient à surgir. Dans cette optique, ce responsable a fait savoir que :

Notre schéma assurantiel, à la demande de Bercy, couvre l’ensemble des entreprises, même les plus grosses. Et quiconque a un contrat multirisque commerce ou entreprise se voit affecter une prime supplémentaire exactement comme sur le régime de catastrophe naturelle.

Florence Lutsmann.

Et d’ajouter :

C’est un schéma assurantiel, un partenariat public/privé donc on garantit qu’il fonctionne, qu’il est équilibré.

Florence Lutsmann.

Ainsi, tout indique que les assureurs sont prêts pour l’étape suivante, l’acquiescement des pouvoirs publics qui passe en premier lieu par le ministre de l’Économie et des Finances qui, en donnant son feu vert, remet la proposition entre les mains des parlementaires et des sénateurs.

Une prime obligatoire pour toutes les entreprises

Selon la présidente de la FFA, cette nouvelle couverture assurantielle concernera toutes les entreprises, qu’importe leur taille en précisant que :

C’est un régime obligatoire pour tout le monde, de base qu’on a voulu très simple. Il faut quelque chose qui puisse se débloquer très rapidement, dans les 20 à 30 jours qui suivent la déclaration de l’entreprise.

Florence Lutsmann.

Ce qui implique que la prime est aussi obligatoire pour toutes les structures en notant que le montant associé varie en fonction du chiffre d’affaires annuel de l’assuré. Soit, à hauteur de 4,20 euros par mois pour une indemnisation de 3750 euros pour un trimestre de fermeture selon Florence Lutsmann prenant en exemple le cas d’une TPE générant moins de 100 000 euros par an.

Il serait ainsi facile d’en déduire que la prime joue un rôle déterminant sur le niveau de remboursement. Quoi qu’il en soit, la Fédération a tenu à souligner que :

Pour les grandes entreprises, on a limité l’indemnisation à 500 000 euros et cela veut dire que l’on cape le chiffre d’affaires à 20 millions d’euros par an.

Florence Lutsmann.

Des prises en charge qui ne seront effectives que dans l’optique où un état d’épidémie est reconnu par le gouvernement.

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