
La transition énergétique est l’une des grandes priorités des gouvernements et d’un plus grand nombre d’entreprises depuis quelques années. Pour elles, cette démarche en faveur de l’environnement, incontournable, ne doit pas trop peser sur leurs finances. Elles cherchent donc différents moyens de limiter les coûts, notamment le TCO de leur parc automobile.
Dans le langage des voitures d’entreprise, le TCO renvoie au coût global de possession de la flotte. Cet indicateur intègre entre autres les :
Les sociétés s’appuient sur cette donnée dans leurs prises de décision, notamment pour :
C’est ces leviers que les entreprises tentent aujourd’hui d’activer afin de conduire au mieux leur transition énergétique. Plusieurs pistes sont envisagées, entre :
Pour les entreprises, la question du verdissement de la flotte automobile reste un sujet sensible. Il est effectivement difficile de bouleverser du jour au lendemain les habitudes des collaborateurs qui jouissent du privilège d’une voiture de fonction depuis des années. Cet avantage constitue d’ailleurs un argument efficace et pertinent pour recruter les talents. La sensibilisation des salariés aux vertus d’un parc automobile plus vert est ainsi cruciale. Certaines entreprises, comme Minimax, l’ont bien compris. Au sein de cette société, c’est le directeur général en personne qui se charge de la communication autour des bénéfices de la mobilité écologique.
Une autre tendance se dégage aussi sur le marché. Optimum Automotive, un gestionnaire professionnel de flotte d’entreprises, observe une appétence croissante pour les solutions de mobilité alternative. L’autopartage et le covoiturage gagnent ainsi du terrain, et avec eux, l’utilisation généralisée d’outils connectés pour une gestion plus efficace des déplacements professionnels. L’émergence de ces pratiques permet de fluidifier le suivi des réservations et des restitutions et de tout le processus de gestion de la flotte.
Pour beaucoup d’entreprises, l’électrification de leur parc automobile est acquise. Nombre de questions restent en suspens. Quel modèle électrique choisir ? À quel rythme le verdissement de la flotte va-t-il se faire ? Qu’en est-il de la stratégie de recharge ? Les pistes varient d’une société à l’autre, mais le principe est sensiblement le même : la transition énergétique du parc doit permettre des économies plus ou moins substantielles.
Certaines entreprises ont par exemple revu la composition de leur parc, en remplaçant les voitures de marque premium (berline allemande et autres) par des modèles plus abordables et moins énergivores. D’autres choisissent de prendre en charge la gestion des pneumatiques et des assurances – une tâche habituellement réservée au gestionnaire –, en la confiant directement à un courtier de leur choix. Résultat : elles ont économisé jusqu’à 62 euros par an par voiture.
Selon le baromètre annuel de l’Arval Mobility Observatory, 2020 correspond aussi à l’année où les entreprises ont accéléré l’adoption des motorisations hybrides et électriques dans leur flotte, en raison de leur faible coût à l’usage. Et dans ce registre, les modèles comme le Kangoo ZE, la Yaris hybride et la Peugeot 208 hybride tirent leur épingle du jeu. Pour accompagner l’électrification de la flotte, les sociétés et gestionnaires investissent aussi dans des réseaux de bornes de recharge adaptés :